jardin des PETITES RUCHES

La ruche - choisir un modèle

samedi 30 avril 2016 par Petites ruches

Des données essentielles pour bien débuter. Une ruche, oui, c’est possible dans tout jardin, pas trop trop petit tout de même.
Ces informations vous aideront à y voir plus clair.

- Quelle ruche ?
Il existe de nombreux modèles de ruches écologiques : ruche à toit chalet inspirée de la ruchette de Gilbert Veuille, ruche tronc, ruche en paille, Sun-hive, Kényane, ruche en terre-paille, en bois cordé, ruche Warré, ruche ronde en divers matériaux,... etc

Ruche à toit chalet
Ruches refuges de divers modèles
Ruche Warré vitrée
Ruche tronc, Matt Somerville UK
Ruche en paille sous abri
Ruche cloche enduite
Ruche tronc Martine
Ruche Warré sur la terrasse et mangeoire
Ruche en bois cordé

La plupart de ces modèles ne sont pas difficiles à construire soi-même.
J’ai fait une complilation de tutos, photos et plans de nombreux modèles sur mon livre Ruches Refuges (éditions Ulmer 2020) :voir page de présentation du livre ici
Il est important que cette ruche ne contienne pas de cadres, que les abeilles n’y soient pas dérangées et que le diamètre intérieur se situe entre 25 et 35 cm.

Aujourd’hui il est urgent de réaliser que les abeilles ont besoin de notre aide pour se renforcer, car elles subissent des agressions nombreuses. La ruche que nous pouvons leur offrir est avant tout un grand nichoir, simple à fabriquer, et peu coûteux, dans lequel elles vivront librement et mangeront uniquement leur propre miel, celui qu’elles ont soigneusement sélectionné.
Voici une de mes ruches préférées : la ruche à toit chalet

  • Bricoler cette ruche de biodiversité et l’installer dans son jardin, c’est possible : voici une vidéo-tuto de 8 mn que nous avons faite pour vous aider à la construire.
    Ce modèle est l’un des plus simples à fabriquer

    Plans pour construire la Ruche Rebelle sans récolte de miel {PDF}
    Cette ruche est isolée et aérée. Un petit flux d’air entre par la porte en bas, traverse la moustiquaire et le coussin isolant et s’évacue par le toit, (il y a deux triangles ouverts en haut des pignons).
    Les copeaux du coussin d’isolation sont remplacés si besoin, tous les deux ans environ.
    Une deuxième fente permet aux abeilles d’accéder directement aux niveaux supérieurs de la ruche. Les abeilles aiment l’emprunter. Si cela fait un courant d’air en hiver, elles la bouchent elles-même avec de la propolis.
    Presque tous les bois non traités peuvent convenir, non rabotés sur la face interne de la ruche pour que les constructions de cire adhèrent mieux et ne se décollent pas en cas de canicule.

  • La ruche à toit chalet construite par Robin Pigot (Mississipi) a été colonisée par un essaim sauvage ! Cette colonie a la chance de vivre naturellement dans la hauteur des cimes, c’est là leur habitat naturel.
    Ruche à toit chalet
    Ruche en bois cordé, mortier argile sable chaux

    Inventons une nouvelle façon "d’élever" des abeilles ; non pas pour en tirer le meilleur profit, la meilleure rentabilité, mais plutôt offrir un logis confortable à une colonie d’abeilles, dans un environnement de verdure, afin qu’elle puisse prospérer le mieux possible, et vivre de façon autonome.

Les abeilles existent depuis plus de 100 millions d’années, bien avant l’homme (qui est apparu il y a seulement 3 millions d’années).
Depuis l’invention des ruches à cadres par Dadant au début du 20ème siècle, les pratiques d’élevage se sont intensifiées, et l’abeille a été sélectionnée pour produire davantage, se trouvant fragilisée par ces excès productivistes et la dégradation de son environnement.
Accueillir une ruche de biodiversité c’est laisser aux abeilles la possibilité de retrouver des conditions de vie les plus naturelles possibles, l’homme se mettant volontairement en retrait par rapport à elles, acceptant de ne pas tout contrôler, superviser.

  • Il est essentiel de laisser aux abeilles suffisamment de miel pour leur propre consommation, ne pas donner de sucre stimulants ou compensatoires, et certaines années peut-être pourrons-nous prélever un petit peu de miel (2 à 3 kg maximum par an et par ruche) si la météo a été favorable.
  • Certaines années aucune récolte ne sera envisageable (canicules, printemps très pluvieux), et la colonie sera prioritaire. Nous devrons lui laisser l’ensemble de sa récolte pour qu’elle survive.
  • Une des règle majeure est de refuser d’acheter des essaims en ’paquets’, des essaims où les reines sont inséminées artificiellement, car l’affaiblissement génétique qui en découle est très préjudiciable à la survie des abeilles.(Voir cette page pour des compléments d’information au sujet des essaims)
  • Soyons vigilant sur l’environnement proche de la ruche, et assurons-nous que la colonie ne manquera pas de fleurs, ni en quantité, ni en diversité.
  • Comprenons que l’abeille est un maillon essentiel de la biodiversité, et que sa présence dans nos jardins, nos villages, est indispensable : c’est elle qui pollinise la quasi-totalité de nos fruits et légumes, et qui rend possible la fécondation des plantes sauvages ou horticoles, et garantit leur pérennité.

- Préparer et peindre sa ruche
Pour protéger le bois il est possible de passer une ou deux couches d’huile de lin, ou de peinture à l’ocre, que l’on peut facilement faire soi-même à base de pigments naturels (ocres), et d’huile de lin, dans des tons chaleureux d’ocre jaune, rouge et orangé (le jaune et le rouge sont les couleurs des ocres de Puisaye).
Pour fabriquer cette peinture, vous pouvez vous procurer des pigments d’ocres auprès de :

  • Solargil à Moutiers en Puisaye (89) 03 86 45 50 00 (toutes couleurs)
  • Isol’naturel à Appoigny (89) 03 86 53 12 74
    Télécharger la recette de la peinture à l’ocre en bas de page

- Quand peut-on installer la ruche dans le jardin / quelle orientation et quelle exposition ?
La ruche peut être mise en place à la fin mars, avec la porte tournée vers le soleil du matin, et si possible dans un endroit un peu ombragé l’après-midi, surtout dans les régions où les canicules sont fréquentes. (Sinon, plutôt bien ensoleillée)

- Formation, conduite de la ruche, conseils pour bien débuter : voir la rubrique Stages

-  Déclarer sa ruche
Il s’agit d’une simple formalité gratuite.
Depuis 2016 elle est très simplifiée : Le numéro Numagrin/Numagrit n’est plus demandé Tout apiculteur est tenu de déclarer chaque année les colonies d’abeilles destinées à la production de miel, d’essaims, de reines et d’autres produits de la ruche. Cette déclaration sert à la connaissance du cheptel apicole français et participe à sa gestion sanitaire. Elle permet également de mobiliser des aides européennes dans le cadre du Plan apicole européen, soutien à la mise en œuvre d’actions en faveur de la filière apicole française.
Cependant une ruche sauvage n’a pas à être déclarée.

- Législation :
Même dans un petit jardin il est possible d’installer une ruche. Si un écran vous sépare du voisin (haie, palissade, pare-vue ou mur de 2 m de haut, sur une longueur de 2 m de part et d’autre de la ruche), aucune distance n’est imposée. Vous pouvez mettre la ruche où vous le souhaitez. Vous pouvez aussi la placer en hauteur, sur un toit terrasse par exemple.
A savoir : Une ruche refuge n’est pas agressive, étant donné que les abeilles n’y sont jamais dérangées. Elle n’a pas du tout le même comportement qu’une ruche de production. Les abeilles ne sont pas stressées puisqu’on ne prélève pas leur miel, et sont bien moins fatiguées donc bien plus résistantes aux maladies.

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Ruche Warré au jardin

titre documents joints

Télécharger la recette de la peinture à l’ocre

14 avril 2016
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