jardin des PETITES RUCHES

Jardiner comme j’aime...

mercredi 20 avril 2016 par Petites ruches

Jardiner comme j’aime..., avec le plaisir d’observer, d’expérimenter, de contempler...

La terre

c’est par elle que tout commence. Celle que j’ai la chance de cultiver est précieuse, et j’en prends le plus grand soin. Elle est profonde, peu caillouteuse, assez noire, et riche.
J’évite surtout de la piétiner, car le tassement l’asphyxie, l’empêche de respirer. La petite faune qui s’y trouve a besoin d’air pour bien décomposer, assimiler les éléments et fabriquer l’humus.

les mains dans la terre Chélidoine Phlomis Plantain Amarantes et fenouil graminées machaon la chaise et les amarantes sedum roses Potimarron dans un hamac

Les vers de terre, très nombreux, apprécient le travail en douceur, sans motoculteur, avec une simple fourche-bêche ou une grelinette.
Chaque terre est particulière, j’aime observer sa couleur, son odeur, la vitesse à laquelle elle se réchauffe, sa profondeur... Ensuite, le défi est de choisir les plantes qui vont se plaire dans ce terrain là, et s’y adapter facilement.
Il y a des plantes pour l’ombre... d’autres qui se plaisent à rôtir au soleil, d’autres encore aiment patauger les pieds dans l’eau. Bien connaître les besoins de chacune, c’est une clé de la réussite !
Les sedum par exemple sont des petites plantes inconditionnelle du plein soleil en sol pauvre et très sec.

Les graines

Chélidoine

Je suis fascinée par les graines : minuscules poussières parfois, telles que celles de coquelicots, qui donnent naissance à de gros bouquets de fleurs écarlates.
La graine, c’est un secret, c’est un jardin à elle toute seule. Un concentré de vie !
La graine me parle du temps, le temps qu’elle mettra à germer. C’est ça, pour moi, le temps du jardin.

Phlomis

Phlomis en boutons. Je n’aime pas acheter des arbres ou des arbustes déjà adultes, qui ont grandi trop vite, dans des pots étroits. J’aime les petites plantes, qui mettront plusieurs années à s’épanouir à leur vitesse, et à bien ancrer leurs racines.

Dans mon jardin il y a des bancs, partout.
Une pierre, un tronc. Des bancs pour l’ombre et d’autres au soleil.

Plantain

Une de mes amies disait : ’Moi, je n’ai jamais le temps de m’asseoir au jardin !
Pour moi c’est tout le contraire, j’aime m’asseoir souvent : pour contempler, admirer la lumière, les oiseaux, la visite quotidienne du merle ou de la bergeronnette, regarder pousser les herbes, m’imprégner...

la chaise et les amarantes

Les plantes sauvages

Dans mon jardin, j’accueille beaucoup d’herbes folles, des sauvageonnes. Oh ! Je ne pourrai pas les citer toutes. Pourtant je les aime toutes ! Même les piquantes comme l’ortie. Même celles qui ont une odeur âcre, comme la ballote ou l’épiaire, même celles qui se ressèment partout comme le fenouil, l’ancolie ou la bourrache...
J’aime les appeler par leur nom,... certaines en portent de très jolis : ’réséda lutea’, ’kickxia élatine’, ’cucuballe à baie’, ’germandrée iranienne’, ’eupatoire chanvrine’... Mes préférées sont celles que visitent les insectes à tombée du soir comme l’épiaire, la chélidoine et la valériane rouge. 
J’aime quand les plantes viennent seules, là où le sol leur convient. Généreuses molènes, roses trémières, onagres, bien dressées au soleil... On peut attendre qu’elles viennent seules, ou bien lancer quelques graines, comme avec une baguettes magique ; ’lancer des jardins’ dans un sol un peu remué, et puis attendre le résultat... imprévisible, et toujours surprenant. 

Amarantes et fenouil

 Les plantes sauvages se marient bien avec celles, disons ’plus ...horticoles’. Si bien que l’on ne sait plus très bien quelle est la frontière entre les deux...
Une mamie-amie, Odette, m’a fait un jour cette remarque : ’Dis-donc, chez toi, il n’y a pas de mauvaise herbe ! Comment fais-tu ?’... J’ai souri, car en réalité elles sont vraiment partout, ces soit-disant ’mauvaises herbes’, mais un peu mises en scène elles passent aisément pour des figurantes...
Les grandes herbes : graminées horticoles

graminées

Les graminées, ah !... voilà des plantes que j’aime vraiment beaucoup, car elles donnent un balancement au jardin, et à la fois structure et légèreté : calamagrostis, miscanthus, penissetum et panicum en tête.
Elles font le décor du jardin durant tous les mois de l’hiver, dernières à résister quand tout le reste est rabougri. Certaines sont parfaites pour la vannerie spiralée.

Les petites bêtes

Dans un jardin on peut discourir sur les fleurs, mais immanquablement on en vient toujours à parler des insectes... Dans mon jardin, ils sont les bienvenus : abeilles sauvages ou domestiques, bourdons, papillons, libellules...
Parce que les uns ne vont pas sans les autres. Un jardin sans fleurs équivaut à un jardin sans insectes, et inversement !
Si je plante le grand fenouil bronze, c’est pour plaire au grand papillon Machaon, et découvrir un matin ses étonnantes chenilles vertes, orange et noires.


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