écoprint sur laine, coton, lin, soie…






terrain d’exploration, à partir des végétaux qui nous entourent sont nombreux et recèlent des trésors cachés. Grenadier, eucalyptus, nerprun, églantier, menthe, lierre…

des assortiments de feuilles

Chêne, sumac, aulne, nerprun, ronce, érables, saule …
Certaines plantes sont plus riches en pigments colorés que d’autres, par exemple en ce qui concerne la concentration en tanins : les feuilles d’aulne, de chêne ou de sumac en contiennent de grande quantité
et marqueront bien leur empreinte.
Elles réagissent au contact du fer en couleurs sombres.

Sur des toiles en coton, lin ou chanvre les plantes révèlent leurs pigments. Les bains successifs de tanins, lessive de cendres, alun ou vinaigre permettent aux couleurs des végétaux de bien accrocher leurs molécules colorées, car sur les fibres végétales la couleur s’accroche moins facilement que sur la laine.
La technique est lente, les effets se superposent et se fondent. Patience et observation sont de bonnes conseillères, et guide la main vers le geste suivant.


Pour bien pratiquer l’écoprint il faut connaître les règles de base, les réactions chimiques qui se passent pendant le processus. Beaucoup de techniques associées permettent de pratiquer l’écoprint. Ce qui est intéressant c’est de trouver une ’écriture’, une ’musique’ personnelle, tout en appliquant si besoin certaines règles simples :
Les tanins, l’alun, le fer, l’argile, la cendre… Il me semble utile d’effectuer de multiples essais à partir des plantes de son jardin, et de noter ou prendre des photos de ce qui nous plaît, et de ce qui n’a rien donné.
Personnellement j’utilise peu ou pas de produits, et la chaleur solaire uniquement. Cela demande un peu plus de temps parfois, mais c’est très gratifiant de produire des couleurs sans utliser ni gaz ni électricité.

L’humidité, la chaleur et le temps qu’il fait ont beaucoup d’importance… Quand la température est basse le processus est plus long que derrière le poêle, dans la serre ou dans le four solaire…
Les variations de pH changeront les couleurs.
Essayer de ne rien attendre, de ne rien vouloir, et s’émerveiller de ce qui advient, c’est le secret…
Un travail n’est jamais « raté », puisqu’il n’est une étape du processus. Je reprendrai le tissu (trop pâle ou délavé par exemple) un peu plus tard, (dans quelques heures, quelques jours ou quelques mois), et l’inspiration viendra.
Certaines photos sont le résultat de nombreuses étapes successives, et cela n’est pas terminé, car ensuite viendra le moment de les assembler, de les coudre pour en faire un vêtement, un rideau, une tenture, un totebag…
Prochains stages de teinture végétales etc

Un nouveau sas à suspendre, pour ranger les herbes, les échevaux de laine ou des échantillons de teintures. Le sac a des petites poches extérieures où glisser de la lavande (qui repousse les mites) et pour sentir bon tout simplement.
La feuille (écoprint), je l’ai choisie et découpée parmi les nombreuses empreintes réalisées l’année dernière. (J’avais ajouté un peu de fer pour la fixer, donc je pourrai laver le sac si besoin).