Créer une mare, un plaisir, une passion!

Nouveau! Le chantier de 2026 en Haute-Vienne (La Roche l’abeille)
Bonjour à tous! Nous sommes au début du mois de février 2026. C’est l’hiver, il ne fait pas très chaud, mais c’est un temps parfait pour donner les premiers coups de pelles de ce nouveau chantier. C’est la troisième fois (oui, c »est mon troisième jardin) que je me lance dans la conception et la réalisation d’une mare car je ne peux imaginer un jardin sans sa mare! La première phase consiste à délimiter son emplacement exact et de son périmètre, en fonction de la bâche epdm que nous avons achetée, large de 6,10 m/longueur 7,50m.
Pour ce petit travail d’implantation j’ai utilisé mon outil favori : la baguette de sourcier, ou plutôt le poisson (lobe-antenne), qui me guide, tel un pendule, pour trouver le contour de ce futur bassin… et ça marche!
Cependant la baguette ne creuse pas les trous. Et comme il n’est pas envisageable d’utiliser un engin, tout va se faire à la main. Vous ne le saviez pas? en fait j’aime bien creuser. Ma seconde nature, après « abeilles », c’est « taupe »!
J’ai commencé par faire une petite tranchée tout autour,.

Ensuite tout l’intérieur de ce périmètre est décapé sur la hauteur d’un fer de bêche pour retirer l’herbe. Que faire de toutes ces mottes de terre? Je les dispose sur la partie la plus basse, à l’arrière plan sur la photo, pour compenser le niveau car le terrain est légèrement en pente. La terre est lègère, très sablonneuse, pas du tout collante. Je trouve qu’elle se creuse facilement.

Alain m’a rejoint, car c’est lui l’expert en mesure de niveau (moi je fais ça à l’oeil et ce n’est pas toujours exact). Avec la grande règle métallique et le niveau à bulle, c’est plus précis.

La règle d’or est de procéder par paliers pour plusieurs raisons : la mare sera moins dangereuse, et les petites terrasses ainsi fomées recevront les pots avec les plantes aquatiques. Il sera facile de les installer et de les caler.

Lorsque le cinquième jour la fourche bêche a rencontré une couche plus compacte, surprise! Fini la terre végétale brune un peu argileuse facile à creuser. Le substrat est devenu soudain granuleux, d’une couleur orangée, compact mais friable. Ce tuf (c’est son nom) est précieux pour nous car il remplacera le sable dans les mortiers de jointoyage de la maison, ou dans les murs de bois cordé. Nous le mettons de côté dans des seaux.


La pluie a rempli le fond de la mare durant la nuit, alors j’ai écopé avec un petit seau pour pouvoir continuer à creuser. Bonne surprise, la couche profonde de tuf s’est ramollie avec l’eau et devient plus facile à creuser… un peu comme s’il s’agissait d’un bloc de sucre. La pioche est quand même nécessaire pour parvenir à une profondeur de 80 cm.

Tous les cailloux rencontrés, principalement dans la couche à la jonction entre la terre et le tuf, ont été soigeusement mis de côté. La plupart sont des quartz blancs ou roses, que nous allons les utiliser pour garnir le pourtour de la mare et camoufler la bâche.



3 février, nous avons mis en place la bâche epdm, à la faveur d’une journée douce et ensoleillée, ce qui facilite sa manipulation.

La mare est maintenant remplie avec de l’eau de pluie uniquement.
Début mars, nous passons à la phase « plantation » : J’ai tressé une douzaine de paniers vite faits, pour planter les aquatiques : de la vannerie aléatoire, qui va se retrouver dans l’eau, alors je ne fignole pas trop. c’est quand même plus joli que les contenants en plastique. Je les ai largement lestés avec des cailloux au fond du panier et au dessus de la terre. Il sera possible de les déplacer quand il fera un peu plus chaud, car certaines plantes aiment pousser plus en profondeur. Nous avons acheté les plantes aquatiques à la Noyeraie (87, merveilleuse pépinière de Ron et Helma, spécialisée en plantes vivaces, dont les plantes pour bassin. C’est à quelques minutes de chez nous! Ron nous a bien conseillé et nous sommes repartis avec une douzaine d’espèces à installer sur les différents étages de la mare.





Les plantations concernent également le pourtour de la mare, et princialement le talus en contrebas.


le chantier de la mare est terminé! avril 2026
Présentation de deux autre mares
Il y a dix ans, au Val d’Ocre dans l’Yonne, le chantier de 2016
Une mare un peu plus grande que la première, avec une seule grosse pierre sur le pourtour. Je l’ai créée avec Alain. La terre était lourde et collante, difficile à travailler. Nous avions opté pour des paliers successifs, et la mise en place de nombreuses plantes : menthe aquatique, jonc, carex, trèfle d’eau, etc. Elle a été très rapidement investie par les tritons (il y en avait plusieurs centaines au bout de dix ans), et les libellules (beaucoup d’espèces différentes), les oiseaux qui aimaient venir prendre leur bain sur la plage en pente douce. Et bien entendu elle a apporté de l’eau aux abeilles.


Premier chantier en 2000 dans l’Yonne
Cette création est imposante, un très beau chantier, creusé à la main comme les autres. Nous avions fait un entourage avec des galets et de très grosses pierres, choisies à la gravière. Un bassin rempli de pouzzolane sert de filtre et se déverse dans un autre plus grand, par une petite cascade. Je l’avais réalisée avec Patrice.






