Vos questions sur l’apiculture écologique

Vos questions sont nombreuses sur le sujet des ruches refuges et de l’apiculture écologique. En voici quelques-unes que j’ai sélectionnées. Si vous ne trouvez pas les réponses à vos questions je prendrai le temps d’y répondre ici. Vous pouvez aussi consuler cette une autre page du site : https://petitesruches.fr/questions-apiculture-ecologique/

La question du choix des abeilles est primordiale, et complexe. Dans beaucoup de régions il existe encore des colonies non gérées par l’homme : dans les murs d’église, les toitures, arbres creux, poteaux, etc.

trou d’entrée ans un chêne

Selon mon expérience ce sont de très bonnes abeilles, car elles ont choisi elles-même leur reine, et ont des stratégies d’adaptation aux difficultés locales telles que les conditions climatiques, floraisons, maladies, prédateurs, etc. Leur génétique est basée sur un grand métissage, une large palette de savoirs-faire, et non sur la race pure. Selon mes observations c’est ce brassage génétique, choisi par les abeilles elles-même, qui fait leur force.
Ce préambule vous aidera à comprendre pourquoi, selon mon point de vue, les meilleurs essaims sont les essaims naturels, issus de ces colonies non gérées.
Si vous achetez des essaims de race pure, quelque soit la race d’abeilles choisie, la questions sera de savoir si vous souhaitez conserver ou non cette race pure. Si la réponse à cette question est « oui », alors il vous faudra acheter régulièrement (tous les ans ou tous les deux ans) des reines de race pure pour remplacer les anciennes
Si vous voulez laisser faire la nature, alors sachez qu’elle ira toujours vers le métissage, car l’abeille (et la nature en général) ne sais rien faire d’autre que du brassage génétique, comme dans nos sociétés humaines, notez-le en passant. Et c’est parfait ainsi. N’en déplaise aux partisans des races pures, et ils sont très nombreux.

Si vous ne trouvez pas d’essaim naturel et si vous installez les abeilles en ruche Dadant, sachez que ce n’est pas la forme, ni la dimension que les abeilles affectionnent.

Adaptation de caisson Warré avec une ruche décagonale R. Pigot

Selon les études de plusieurs chercheurs (Pr T.Seeley), et selon mes observations, les abeilles préfèrent des ruches plus ou moins cylindriques, de diamètre oscillant entre 25 et 35 cm. Dans des ruches plus larges elles ne parviennent pas à accéder aux réserves de miel latérales, en hiver quand la grappe d’abeilles est compacte au centre de la ruche.
Elles ne peuvent pas non plus construire des rayons naturels sans cire gaufrée, et sans cadres, ce qui entraîne d’autres problèmes.
Vous pouvez acheter un essaim sur cadres, pour débuter (ensuite vous récupérerez vos propres essaims pour peupler d’autres ruches, les vôtres ou celles des amis), dans ce cas choisissez plutôt un essaim d’abeilles noires sur cadres de ruches Warré.
Un caisson Warré peut s’accoler facilement à d’autres caissons empilés dessous.
Voir les exemples sur le site de Robin Pigot – Mississipi

Oui, je pense que 4 ou 5 sont suffisants, mais s’il y en a trop les abeilles les reboucheront. Un diamètre de 1,8 cm à 2 cm me semble bien.

Les abeilles locales sont acclimatées à la région. Elles sont les plus aptes à comprendre et à travailler avec les variations saisonnières et la flore locale unique. Les abeilles qui viennent de loin ne sont pas aussi bien adaptées à votre région que les abeilles que vous récoltez d’un essaim dans votre propre secteur.Les abeilles achetées dans des « paquets » à des centaines ou des milliers de kilomètres de distance (Chili, Argentine…) arrivent souvent malades, mourantes et pleines de maladies et de parasites. Ne soutenez pas la cruelle industrie des abeilles en paquets. Rejoignez des amis amateurs partageant les mêmes idées et partagez les essaims supplémentaires avec votre groupe. Personne ne devrait avoir à acheter des abeilles. (extrait de la charte de What bees want)

Abeille helenium

Les abeilles mellifères vivant à l’état sauvage existent en France, en Suisse et dans bien d’autres pays.

Lire le Bulletin complet de FTB (30 pages) L’organisation à but non lucratif FreeTheBees entreprend de fournir des preuves de l’existence de ces colonies vivant à l’état sauvage avec projet Swiss BeeMapping, qui, au cours des trois prochaines années, va surveiller toutes les colonies d’abeilles connues et collecter les données tangibles de leur existence. » Lire ici la suite du bulletin de FreeTheBees n°16

Les colonies sauvages peuvent vivre de très nombreuses années alors qu’elles ne reçoivent aucune visite de l’homme. Cela a été prouvé (voir les études de T. Seeley), et je l’observe également. Cela est possible parce que les abeilles essaiment et mangent leur propre miel.
L’essaimage est le pilier central sur lequel repose la vie et la santé de l’abeille depuis 100 millions d’années. Nous, humains, sommes une poussière à l’échelle du temps, et pensons souvent tout savoir mieux qu’elle. Or de mon point de vue elle a beaucoup à nous apprendre. C’est le message porté également par le professeur Thomas Seeley, qui observe les colonies sauvages depuis 40 ans.
Chaque essaimage permet à la colonie de se régénérer, de réguler le varroa, et de renouveler sa reine.
Laisser faire la nature ?
Pour aider les abeilles sauvages il faudrait que les essaims trouvent suffisamment de gros arbres creux, et qu’ils soient recensés et préservés, afin que la population d’abeilles sauvages augmente. Ce n’est pas le cas, il est donc intéressant de construire des ruches refuges. Cela assurerait la pollinisation des vergers et des potager, qui est souvent un peu partout insuffisante.
Par ailleurs, beaucoup d’essaims se logent dans les fenêtres et les cheminées et sont détruits : nous pouvons y remédier en installant des « ruches appâts » attractives.
Les abeilles noires sont agressives ?
C’est une idée reçue, car une colonie qui n’est pas dérangée n’a pas de raison d’être agressive. En revanche, les pratiques intrusives des apiculteurs (ouverture, refroidissement, fumée, recherche et remplacement de la reine, …) sont source de stress pour les abeilles. Voilà les apiculteurs ont sélectionné des races d’abeilles douces pour faciliter le travail du producteur,… abeilles qui ont bien de la peine à se défendre face à un quelconque prédateur, frelon inclus.
Agressivité et disette ? Les colonies sauvages ne sont pas vraiment impactées par la disette car elles ont la totale gestion de leurs stocks de miel (car il n’est pas récolté par l’homme). Si le besoin s’en fait sentir, par exemple en cas de sécheresse, la colonie puise dans ses réserves de printemps, et vit au ralenti. Elle sait réguler ces difficultés, soyons sans inquiétude à ce sujet, car les abeilles ont traversé des périodes glacières et bien d’autres phénomènes délicats, depuis des millions d’années.
Face au frelon Les abeilles sont un peu sous tension, aux aguets, lorsque les attaques de frelon asiatiques s’intensifient, en septembre-octobre. Durant ces périodes il ne faut pas les approcher trop ni toucher à la ruche.

Pedro : J’ai une question à savoir s’il faut traiter les abeilles contre le parasite varroa, et si oui j’aimerais savoir comment et avec quoi , car il doit être difficile d’accéder à l’intérieur de cette ruche une fois les rayons de cire son formés. Merci à vous deux. Merci beaucoup Céline et Alain. Cordialement Pedro en Espagne

Bonjour Pedro, merci beaucoup pour votre commentaire. On sait aujourd’hui que l’essaimage permet aux colonies de réguler les populations de parasites tels que le varroa, puisque ce ce phénomène brise le cycle du parasite qui ne trouve plus les larves nécessaires à son développement optimum. Les colonies se renforcent par la régénération annuelle des essaimages, et par la sélection naturelle. Le phénomène de l’essaimage est une protection naturelle qui protège les abeilles de toutes sortes de parasites. Il ne faut surtout pas le contrer si on veut avoir des abeilles en bonne santé. Pas de traitements, donc, et les colonies s’en sortent parfaitement. On n’accède jamais à intérieur de la ruche, cela pertuberait beaucoup les abeilles et les rendraient agressives. Buenas tardes!

Cette affirmation n’est pas exacte. J’ai moi même des ruches non gérées qui sont en pleine forme, et qui perdurent depuis 5 années sans aucune aide, bien qu’elles ne vivent pas dans un environnement préservé. Par ailleurs, dans la campagne proche de chez moi et dans les bois j’en connais de très anciennes, dans de vieux arbres, des poteaux.

Je ne suis pas d’accord avec cette affirmation. Les essaims que je récupère viennent presque tous de mes ruches sans cadres ou bien de cheminées, de poteaux, de vieux arbres, de toitures, de murs d’église, de maisons abandonnées, etc. Ce sont de très bon essaims car ils ont eu le temps de développer leurs propres stratégies d’adaptation sans aide de l’homme ; je les considère comme des essaims sauvages. Il se développent très bien, à condition de bien choisir l’emplacement de leur ruche par rapport aux réseaux géomagnétiques (voir l’article géobiologie).
Par ailleurs, n’importe quel essaim remplace et régénère sa reine au bout d’une année. La génétique de la colonie évolue donc dans le temps, et la sélection naturelle élimine les reines les plus faibles.

rayons de cire dans une ruche sauvage, sans cadres ni cire gaufrée

Vos questions recoupent pas mal de questions auxquelles j’ai déjà répondues plus haut ainsi que dans les liens verts qui sont en haut de page.
 Vous me demandez quel est l’objectif ? Mon objectif principal est la communication, attirer l’attention, oui ! car des ruches que l’on exploite pas, cela donne à réfléchir, cela interroge ! On peur alors expliquer au public l’importance majeure de tous les insectes pollinisateurs, qui ne réside pas dans le fait de nous fournir du miel : on peut enfin parler de la pollinisation, que beaucoup de gens ignorent.
 Les abeilles manquent-elles d’habitats ? Dans de nombreuses régions de France et d’Europe, la réponse est oui. Il n’y a plus assez d’arbres creux dans les forêts, car on coupe les arbres jeunes, dès qu’ils ont 50 ans ou moins. On peut pallier à ça en proposant des ruches refuges adaptées, bien isolées, placées en hauteur dans les arbres.
 Le varroa, le frelon, le changement de climat ? Oui, tout cela pèse sur les abeilles, et sur le vivant en général. Mais la nature a la force et l’ingéniosité pour y faire face, comme elle l’a toujours fait, depuis des millions d’années. Elle s’adapte, toujours. Les colonies les plus fortes subsistent, et leur génétique s’impose. Je pourrais vous donner de nombreux exemples qui démontrent cela.
Les abeilles peuvent faire face, à une seule condition : qu’on le leur permette, en arrêtant d’importer des paquets d’abeilles du Chili ou d’Argentine, qu’on stoppe les inséminations des reines, les traitements acaricides chimiques, etc. Aujourd’hui l’abeille est considérée comme un animal d’élevage comme un autre, et pourtant non, elle n’est pas la propriété d’une profession. Elle n’appartient pas aux vendeurs de miel. Et l’abeille a, heureusement pour elle, la capacité de restauration de son propre équilibre quand on lui redonne de la liberté. Et pour cela le métissage est une clé très importante (tout comme dans notre société).

Les abeilles ne trouvent pas facilement d’habitats dans la nature, alors que leur milieu naturele est la forêt, les colonies sauvages ne s’y rencontrent que très rarement faute d’habitats.

Ci-contre une ruche à toit chalet dans un arbre (Robin Pigot)

J’observe que les abeilles démontent d’anciens morceaux de galettes, elles grattent le milieu, et coupent ensuite le tour en haut. Elles le débitent en tronçons qu’elles sortent dehors si la porte le leur permet. Les abeilles aimaient bâtir, et comme le bas est souvent vide de miel et de ponte au printemps, c’est là qu’elles travaillent à ce genre d’occupations.
La cire est utilisée aussi pour les opercules du couvain et du miel.

Non, cela est inutile. Les abeilles ne viendront pas la chercher. Elles en sécrètent de la toute neuve, qu’elles préfèrent.

Des barrettes en haut uniquement et des croisillons dans les autres étages.

Oui, quand c’est possible, mais certaines ruches ne sont pas accessibles, donc dans ces cas là je laisse le soin aux abeilles de faire le nettoyage.

Si c’est très tard en saison, après la mi-juillet, c’est difficile de le sauver. Et si on nourrit c’est avec du miel… On peut aussi lui installer un ou deux rayons bâtis sur barrettes, vides de miel et propres, qu’on aura mis de côté si on en a eu l’occasion. Cela permet à la reine de pondre tout de suite.

Ce sont des abeilles maçonnes (= osmies) qui pondent dans votre nichoir. Ces abeilles sauvages ressemblent à de petits bourdons, et elles ne font pas de miel. Vous pouvez continuer à leur proposer des nichoirs garnis de bambous, et regarder cette page pour savoir comment vivent ces abeilles : Nichoirs pour les abeilles maçonnnes


Ce sont des abeilles maçonnes (= osmies) qui pondent dans votre nichoir.

Vous trouverez des réducteurs en métal ou plastique en boutique apicole. Vous pouvez en faire en bois. L’important est de limiter les entrées à 5 ou 6 mm à partir du moment où les abeilles commencent à se regrouper à l’intérieur, et à ne plus assurer la garde. Les souris et même les derniers frelons asiatiques peuvent alors faire des dégâts. La date se situe autour de la mi-octobre. Je retire ce dispositif vers la mi-février.
Il ne faut pas placer le réducteur durant la période d’activité, car cela freinerait l’activité des abeilles, sauf en cas de pillage (bagarres entre ruches).

L’emplacement exact des trous du murs doit être sur un bon couloir à abeilles ! C’est très attractif. Vous pourriez y installer une ruche refuge pour capter l’essaim, soit au sol, soit accrochée en hauteur.
Cependant si vous préférez les laissez aller dans le mur c’est bien aussi. Mais il faudrait boucher les accès à l’intérieur de la maison, ce qui est parfois compliqué dans une maison ancienne…

Bonjour, je vais essayer de répondre très humblement et partiellement à votre question.
« Les abeilles mettent en place des stratégies d’adaptation et de défense vis à vis du varroa. Dans cette lutte les abeilles disposent de deux grandes stratégies : attaquer les acariens femelles durant leur phase phorétique, quand elles s’accrochent aux adultes (toilettage), et/ou durant leur phase reproductrice, quand elles gèrent le couvain, où elles parviennent à désoperculer et réoperculer pour gérer le parasite.
Les colonies déploient un ensemble diversifié de mécanismes comportementaux au lieu d’une stratégie unique. » Ces enseignements proviennent du professeur Thomas Seeley.
D’après mon expérience, je constate une plus grande durabilité des colonies quand elles sont métissées et non sélectionnées en race pure quelle qu’elle soit. En effet, quand la génétique des abeilles est très diversifiée, leur adaptabilité en est grandement renforcée. C’est le cas des colonies sauvages vivant dans les arbres et les murs.
Je constate une grande longévité des colonies vivant dans un environnement floral naturel préservé et diversifié.
Certaines années les colonies souffrent en raison des dérèglements d’ordre climatique, (étés secs, canicules, hivers trop doux, gelées tardives…) et quand la pression du frelon asiatique est extrêmement forte. Dans de tels cas la sélection naturelle élimine, certes, certaines colonies (les plus faibles), mais renforce globalement l’Abeille, car les meilleures stratégies sont mises à l’honneur.
Effectuer des traitements contre telle ou telle maladie modifie les choix stratégiques décidés par les abeilles, et ne résous pas le problème en profondeur. Il est parfois difficile de voir la question dans son ensemble…
 > Améliorer la qualité/diversité de notre environnement par exemple, agit très favorablement sur les défenses immunitaires et la santé des abeilles, ainsi que sur la santé des oiseaux, des champignons, la qualité de l’eau et de l’air… et comme vous le savez, tout est lié !
 > Donnons quelques pistes pour aller dans le bon sens : planter des essences végétales à très haute valeur en pollen, vitamines, minéraux. Respecter des colonies, en abandonnant la transhumance. Permettre aux abeilles de manger uniquement leur miel et non du sucre… Placer les ruches sur les bons emplacement énergétiques (couloirs à abeilles).

planter des essences végétales variées, laisser des prairies naturelles peu fauchées

Oui, c’est exactement ça. Et c’est plus facile de transporter un panier qu’une ruche.
Pourquoi les faire rentrer par le bas plutôt que de les ’verser’ par le haut ?
Les abeilles ’montent’ de façon très naturelles quand elles se déplacent lors d’une mise en ruche. Si on veut les contraindre à descendre on est obligés de les enfumer. Et si on ne sait pas bien utiliser la fumée il vaut mieux s’abstenir, sinon les abeilles vont fuir.
Dans une autre vidéo, je vois que les vis de fixation du plancher ont été remplacées par des ’barrettes’ coudées qui pivotent. Je trouve cela bien plus pratique.
Ce sont des fixations ’maisons’, vous pouvez en faire en bois ou en métal (2 suffisent)

Pourquoi récupérez-vous vos essaims pour garnir vos ruches plutôt que de les laisser vivre leur vie en s’installant ou elles le veulent , je ne suis pas expert mais cela ressemble à un contre sens suivant vos dire : laissez les partir.

En effet, ce serait la meilleure chose de les laisser partir où elles veulent s’il y avait des habitats pour les accueillir, c’est à dire des forêts avec de nombreux beaux troncs creux, préservés par les forestiers

Or aujourd’hui les endroits où se logent spontanément les essaims sont principalement les cheminées et les fenêtres aux volets clos. Et 9 fois sur 10 c’est le désinsectiseur qui les détruit. Nous gardons quelques essaims au cas où des ruches périclitent à cause des frelons, et nous aimons donner les autres à des lieux qui accueillent du public et qui ont des ruches refuges.

Caroline L. – J’ai acheté une ruche octogonale voulant accueillir une colonie autonome dans mon jardin. Je cherche à comprendre le rôle de la moustiquaire qui se place sous le grenier à miel. En effet si je la mets, je me dis que mon grenier à miel ne peut pas être rempli, si je ne la met pas je me dis que les abeilles iront le dans le grenier à miel….Si une colonie arrive puis-je quand même prélever dans le grenier à miel si la saison est bonne, ou, pour une première année est-il important de les laisser s’installer ?

Bonjour Caroline. Le grenier à mier est une mini-hausse. Elle ne peut pas être mise en place dès la première année. Il n’y aura que le coussin isolant dans le toit. En effet, ls abeilles ont besoin de temps pour s’installer, consstruire, pondre, recouvrir les parois de propolis, etc. Un essaim de l’année est comme un nouveau né. On peut espérer une seule chose : c’est qu’il parvienne à survivre jusqu’au printemps suivant.
La seconde année il sera possible à la belle saison, si la colonie est assez forte, de retirer le coussin et la moustiquaire, pour placer le petit grenier, avec une moustiquaire au dessus. Ceci est facultatif, et il ne faudra le mettre qu’une seule fois par an!

Daniel D. (Belgique) J’ai bien envie de tenter ma chance en installant une ruche refuge, et puis on verra ce qu’il se passe. Au pire, cela fera un bel objet dans le jardin 🙂 J’aimerais bien installer une ruche à toit chalet, et je me demande quelle différence votre modèle a avec le modèle imaginé par Gilbert Veuille ? Il semble que, dans les modèles de ruche refuge que j’ai pu découvrir, l’isolation de la ruche est très importante. Or, la ruche à toit chalet me semble moins isolée que d’autres modèles plus compliqué à construire… Je me trompe ?

Bonjour Daniel. La « ruche à toit chalet » est le modèle imaginé par Gilbert Veuille, mais amélioré (voir le tuto 1 et 2 sur cette page). Elle comporte des barettes, une moustiquaire, un coussin isolant et ventilé, détails importants pour le confort de la colonie. Cette amélioration est inspirée des travaux de l’abbé Warré. Selon mon expérience cette ruche ne nécessite pas d’isolation supplémentaire si elle est faite avec du bois de 27 mm. Une amélioration consisterait à percer une ou deux petites portes de 10 à 15 mm (comme sur la ruche octogonale), qui, face aux frelons asiatiques, permettrait aux abeilles de varier les issues (entrées et sortie), et de mieux se défendre.

Arnoul C. Je me suis décidé à installer une ruche dans mon jardin. J’ai repéré un endroit qui pourrait convenir pour l’installer mais il nécessite chaque année un peu de débroussaillage. J’imagine que les abeilles n’ament pas trop qu’on les dérange (même avec des outils non bruyants). Peut-on imaginer ces travaux d’entretien végétal en hiver quand elles sont au repos ?

Bonjour Arnoul, contrairement à ce que l’on imagine on peut passer en journée avec une tondeuse à proximité de la ruche (fin d’après-midi par exemple. Il vaut mieux cependant éviter de le faire les jours d’orage, de grand vent, de canicule,… c’est à dire aux moments où les abeilles sont stressées. Si on veut retirer quelques herbes juste devant ou sous la ruche il vaut mieux le faire le matin quand il n’y a pas trop d’activité, à la main ou avec une petite faucille par exemple, sans insister. Mais il est inutile de couper tout à ras car une végétation assez haute en été/automne est une protection pour la ruche vis à vis des frelons et aussi vis à vis de la chaleur.
Une chose à savoir : en général la abeilles n’aiment pas trop le bruit (les vibations) de la faux, alors par précaution il vaut mieux mettre une protection sur la tête (casquette ou chapeau + voile) quand on fauche à quelques mètres d’une ruche ; je remarque que la tondeuse les stresse moins, sans doute parce qu’on passe plus rapidement.

André V. Depuis juin dernier, j’avais une petite colonie d’abeilles dans une ruche , fabriquée selon vos instructions.

La ruche était placée sud-nord à l’intersection des lignes Hartmann et un champ magnétique neutre avait été créé (électroculture). Les abeilles ont survécu au frelon asiatique et étaient, d’après moi, en bon santé. La semaine dernière, il faisait très beau ici, plus de 14 °C (centre de Belgique). Cependant, mes abeilles ne volaient pas. Après deux jours, je suis devenu trop impatient et j’ai ouvert la ruche. Surprise, la ruche était vide ! De nombreux rayons contenaient encore du miel. Je voudrais laisser la ruche telle quelle dans l’espoir qu’un essaim s’y installe. Est-ce une bonne idée ?

Bonjour André, je ne peux pas développer tous les sujets contenus dans votre message. Je dirais principalement que le nombre de galettes étant très petit, la colonie ne devait pas être assez populeuse pour passer l’hiver. (Juin est tardif, elles ont eu peu de temps pour s’installer, et l’été a été sec))
D’autre part, l’emplacement que vous indiquez (du point de vue géobiologique) n’est pas celui que nous préconisons, qui n’est pas le réseau H (voir nos vidéo « couloirs à abeilles » et livre Ruches refuges). Ce point est important, je vous encourage à le revoir et à changer la ruche de place.
Les galettes sont belles et bien propres. Vous pouvez en laisser une seule, sans miel, et si possible passer un coup de chalumeau dans la ruche avant de remettre cette galette sur sa barrette. Il ne faut pas se décourager car beaucoup de colonies disparaissent ainsi chaque hiver. Les raisons sont trop complexes pour être résumées ici.

Bertrand L. Je possède quelques ruches depuis plusieurs années.
J ai débuté après avoir decouvert les ruches troncs. J’en ai donc réalisée une. Puis une ruche-piège pour me procurer un essaim, ce que j ai réussi. Je l’ai ensuite transféré dans la ruche-tronc et l’histoire avec les abeilles a démarré sans me quitter.
En discutant avec le responsable d’une boutique d apiculture, il m’a parlé de votre livre et notamment du comportement des abeilles selon leurs emplacements car j’ai une colonnie très agressive.
J’ai recherché les couloirs à abeilles et les veines d’eau comme je les trouve déjà, mais il me manque des informations sur la geobiologie. Je me suis procuré votre livre : ruches refuges.
En le lisant, je me suis demandé si vous sauriez me conseiller un livre sur la géobiologie?
Je vous remercie d avance de votre réponse.

Bonjour. À l’heure actuelle vous ne trouverez pas de livre de géobio qui évoque en détail le sujet en lien avec les abeilles, encore mal connu et surtout pe répandu, même si c’est une science très ancienne. Vous pouvez, voit venir passser une journée « géobio des abeilles et du jardin » avec nous le 22 semptembre 2026, soit vous tourner vers les vidéos que nous avons faites à ce sujet.
Cependant il n’y a rien de tel qu’une pratique sur le terrain. Amitiés. Céline

4 Comments

    • petitesruches

      Bonjour Maryse : je conçois les ruches de telle façon que les abeilles puissent défendre l’entrée : c’est à dire plusieurs très petites entrées, jamais une grande.
      Sinon je fais un peu de capture avec des filets à papillon, le matin ou le soir quand les frelons sont plus actifs. Cela peut représenter quelques centaines les années où il y a une forte pression.

  • Maryse

    Bonjour,

    Le petit essaim qui a occupé tardivement la ruche lunaire l’an passé n’a pas survécu.
    Nous avons nettoyé le fond de la ruche, remis des écorces et du compost au fond.
    Mais des abeilles mortes sont amassées entre les rayons (qui paraissent gris par endroits d’ailleurs (trop d’humidité ?).
    Faut-il les retirer en tentant de garder un maximum de rayons ? Ou retirer tout ? Ou laisser faire ?
    Merci beaucoup.

    • petitesruches

      bonjour Maryse, je vous conseille de retirer toutes les galettes, et de revoir un peu l’étanchéité du toit avant de la remettre en place. installer quelques tuiles est une bonne solution. Cordialement. Céline

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